Formation15 mars 2026

Former la prochaine génération de talents IA en Afrique : le pari de MBOA AI Foundry

Au-delà de ses produits, MBOA AI Foundry investit dans la formation pour bâtir un vivier durable de talents IA africains.

Former la prochaine génération de talents IA en Afrique : le pari de MBOA AI Foundry

L'Intelligence Artificielle ne se limite pas à des produits : c'est avant tout une affaire de talents. C'est pourquoi la formation occupe une place centrale dans la mission de MBOA AI Foundry dans un contexte où la bataille mondiale des compétences IA s'intensifie, et où l'Afrique risque d'en payer le prix si elle ne s'organise pas dès maintenant.

Une pénurie mondiale, un risque accru pour l'Afrique

Pour la première fois, les compétences en intelligence artificielle sont devenues les plus recherchées et les plus difficiles à recruter à l'échelle mondiale, devançant les compétences traditionnelles d'ingénierie et d'informatique. 72 % des employeurs déclarent aujourd'hui rencontrer des difficultés à embaucher sur ces profils.

Pour l'Afrique, cette pénurie mondiale se double d'un problème spécifique : la fuite des cerveaux. Selon les chiffres de l'Union Africaine, environ 70 000 professionnels qualifiés quittent chaque année le continent, un phénomène qui touche de plein fouet les métiers de l'informatique et de la tech. Au Nigeria, pourtant hub technologique majeur du continent, ce départ massif des ingénieurs vers le Canada, les États-Unis ou le Royaume-Uni porte même un nom local, le « Japa ». Sans écosystème solide pour les retenir, les talents africains formés localement s'exportent ou peinent à trouver les conditions pour développer pleinement leur potentiel sur place.

Un déficit de compétences à combler, pas une fatalité

Le continent africain regorge de talents, mais l'accès à une formation IA de qualité, ancrée dans des cas d'usage locaux, reste limité. Beaucoup de jeunes diplômés doivent s'exiler ou se former sur des ressources peu adaptées à leur contexte qu'il s'agisse de contraintes d'infrastructure, de connectivité, ou simplement de contenus pédagogiques pensés pour d'autres réalités économiques.

Un classement récent, l'AI Talent Readiness Index for Africa (publié par le cabinet kenyan Qhala et la plateforme Qubit Hub), place l'Afrique du Sud, la Tunisie et l'Égypte en tête des 54 pays du continent sur leur capacité à former, retenir et déployer des talents IA. Ce même rapport rappelle une réalité simple : le talent brut est partout sur le continent, mais sans écosystème pour le soutenir, il s'exporte ou s'éteint. Combler le fossé entre formation théorique et besoins réels des entreprises s'impose comme le prochain grand défi africain en matière d'IA.

Notre approche pédagogique

Nos formations combinent fondamentaux techniques (data, machine learning, déploiement) et cas pratiques inspirés de problématiques africaines réelles, afin de préparer les apprenants à des besoins concrets du marché plutôt qu'à des cas d'usage abstraits ou déconnectés du terrain local.

Un potentiel économique considérable, à condition d'investir dans les talents

L'enjeu dépasse largement la seule question pédagogique. Selon un rapport de Mastercard publié en 2025, le marché de l'IA en Afrique devrait passer de 4,51 milliards de dollars en 2025 à 16,53 milliards en 2030, soit une croissance annuelle moyenne de plus de 27 %. Les initiatives liées à l'IA pourraient générer environ 230 millions d'emplois d'ici 2030 rien qu'en Afrique subsaharienne mais ce même rapport souligne que la pénurie de talents dans le domaine persiste, malgré le lancement de plusieurs programmes de formation locaux.

Autrement dit : le marché et les opportunités d'emploi existent déjà. Ce qui manque, c'est un vivier de talents suffisamment formé, retenu localement, et connecté aux vrais besoins des entreprises du continent pour saisir cette opportunité.

Construire un écosystème durable

En formant des développeurs, data scientists et chefs de produit IA, MBOA AI Foundry contribue à faire émerger un écosystème local capable de porter l'innovation africaine sur le long terme. Former des talents ne suffit pas si l'écosystème qui les entoure — infrastructure, opportunités d'emploi, projets porteurs de sens — ne leur donne pas de raisons de rester et de construire sur place. C'est tout l'enjeu de notre approche : ne pas seulement transmettre des compétences techniques, mais contribuer à créer les conditions pour que ces compétences restent et fructifient en Afrique.


Sources

  • ManpowerGroup, Talent Shortage Survey 2026
  • Union Africaine, données citées par CIO Mag, « Intelligence artificielle en Afrique : fuite des talents ou recomposition stratégique ? »
  • Human Flight and Brain Drain Index, Classement mondial 2025-2026
  • Qhala / Qubit Hub, AI Talent Readiness Index for Africa
  • Mastercard, Harnessing the transformative power of AI in Africa (août 2025), cité par l'Agence Ecofin